Histoire de France le XVIème siècle et le spectacle du Château d'Ecouen

L'histoire est un spectacle

Le spectacle du Château d'Ecouen se déroule tous les ans au printemps dans les jardins du Musée de la Renaissance ,d'une durée de 2h30 et 13 tableaux.Il a pour thème la Renaissance et ses personnages historiques: François 1er, Henri II, Anne de Montmorency, Léonard de Vinci,Catherine de Médicis et bien d'autres acteurs du XVIéme siècle.
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dimanche 15 août 2010

Musée de la Renaissance Château d'Ecouen Spectacle : Le Couronnement d'Henri II



LE SACRE D'HENRI II


Le 10 juin 1549, Catherine de Médicis est
solennellement sacrée et couronnée reine de France. En ce jour qui devrait être
dédié à sa gloire, elle est déçue par le manque de faste des cérémonies. Mais,
surtout, elle enrage de voir Diane de Poitiers, la maîtresse du roi, superviser
le protocole!


Catherine de Médicis à beau être l'épouse
d'Henri II et lui avoir donné enfin un héritier, le futur François II, en janvier
1544, elle n'est reine de France qu'en titre : c'est la favorite Diane de Poitiers
qui règne sur le coeur du roi et sur la Cour! En ce 10 juin 1549, la souveraine
doit recevoir l'onction sacrée et être solennellement sacrée. Mais, lors de
ces cérémonies, pourtant tout à elle dédiées, elle n'est pas sûre d'éclipser
sa rivale.


Force est de constater que, dans la basilique de Saint Denis,
le sacre de la reine de France est conduit par la maîtresse du roi! Alors que
le cortège s'avance vers l'autel, Diane de Poitiers marche en tête parmi les
princesses du sang. Elle arbore crânement le même manteau que Catherine

de Médicis,rehaussé d'hermine, privilège des princesses et des duchesses.

A l'occasion de la seule cérémonie au cours de laquelle elle ne peut décemment

disputer la première place à la reine, elle a été désignée pour superviser

le protocole.


Courtisans, hauts dignitaires et prélats n'ignorent rien de l'exceptionnelle faveur

dont jouit Diane de Poitiers. Pourtant, voir briller en ce jour celle que le roi

a nommée suivante de la reine leur semble une provocation déplacée. De surcroît

la favorite est secondée par ses deux filles, nées de son mariage avec Louis

de Brézé, grand sénéchal de Normandie, Françoise, duchesse de Bouillon,

et Louise, marquise de Mayenne.

Pour le sacre du roi à Reims, le 26 juillet 1547, Diane de Poitiers se tenait

au premier rang,tandis que Catherine de Médicis, enceinte de sa fille Claude,

la future duchesse de Lorraine, était reléguée dans une tribune.

Moins de deux ans plus tard, pour ce sacre qui est le sien, la reine n'a pu

être écartée.Aujourd'hui, malgré la sobriété manifeste des célébrations, mais

dans le recueillement et la dignité, elle va être solennellement intronisée

second personnage du royaume.

La souveraine vient d'être coiffée de la couronne rutilante des précieuses gemmes

de la royauté.

Le cérémonial veut qu'elle en soit ensuite débarrassée pour entendre la messe.
C'est alors que survient un incident édifiant. Respectant scrupuleusement les
instructions, Louise de Mayenne s'avance vers la reine et la décharge de son
fardeau. Puis elle se retourne et se dirige vers sa mère. Chacun, médusé et
le souffle coupé, la voit déposer la couronne aux pieds de Diane de Poitiers!
Celle-ci ne bronche pas et reçoit cette offrande symbolique comme un dû.

La reine Catherine, elle, reste de marbre. Pas un instant son regard ne se tourne
vers sa rivale : elle n'a rien vu et n'aura pas un mot pour commenter cette
humiliante péripétie.



Six jours après le couronnement de Catherine de Médicis, le 16 juin, le couple royal

fait son entrée dans Paris. L'accueil triomphal que lui fait la capitale redonne

du beaume au coeur de la reine. La ville est superbement décorée. Les aménagements

réglés pour une célébration à l'antique de la monarchie ne font aucune référence

directe à la favorite.

Mais, si son monogramme ne figure sur aucun décor, Diane de Poitiers a fièrement
pris la place qui lui revient au sein du cortège.



Pour fêter la reine nouvellement sacrée, les plus grands artistes du temps ont été sollicités.

L'architecte Pierre Lescot, le sculpteur Jean Goujon, le peintre Jean Cousin ont

conçu et fait réaliser d'extraordinaires décors monumentaux.

Pour l'occasion, le poète Pierre de Ronsard a rédigé des inscriptions en vers,

l'hélléniste Jean Dorat s'est chargé des devises grecques et latines.


A la porte Saint Denis, passage obligé des entrées royales, se dresse un arc de

triomphe orné d'un hercule couronné représentant François 1er, de colosses et

de quatre personnages figurant les sujets du roi, un noble, un clerc, un bourgeois

et un paysan.

Devant l'église Saint Jacques de l'Hôpital, un spectaculaire arc corinthien a été

érigé;au Châtelet, un portique ionien a été élevé; le pont Notre Dame est jalonné

d'arcs de triomphe. Tandis que des anges veillent sur la Couronne, une statue de

la France trône au sommet d'un obélisque, sous lequel un rhinocéros symbolisant

les forces du mal écrase des monstres. Chaleureusement acclamés par le bon peuple,

Catherine de Médicis et Henri II passent sous un dernier arc de triomphe,

rue Saint Antoine, avant de regagner leur résidence du palais des Tournelles.


Cliquez sur la miniature droite pour voir des images du couronnement

© cliannaz@free.fr


mercredi 11 août 2010

Château d'Ecouen La renaissance : La fin du beau XVIème siècle

La renaissance : La fin du beau XVIème siècle

Henri II : tournoi tragique rue Saint-Antoine


E n juin 1559, Henri II, dont le nom n'avait pas été porté par un roi de France depuis cinq siècles, est âgé de 40 ans et 4 mois. De haute stature comme son père François - il mesure 1,84 mètre, à en croire son armure de parade -, il passe pour le plus bel homme du royaume, qui alors n'en manque point, selon les mots inoubliables de Mme de Lafayette à la première page de « La princesse de Clèves ». Le plus accompli aussi dans les exercices sportifs, qu'il pratique avec ardeur, et dont il va payer le prix.

En ces premiers jours de l'été, à Paris, la grande ville encombrée des chantiers d'embellissement voulus par le souverain, l'heure est à la réjouissance. Un grand concours de princes et de seigneurs des deux sexes s'y trouve rassemblé pour célébrer la paix enfin advenue entre la France et l'Espagne, sous la forme de noces destinées à la sceller : Elisabeth, l'aînée des filles du roi, épouse par procuration, via le duc d'Albe ici présent, Philippe II d'Espagne, le 22 juin à Notre-Dame, sous les yeux du duc Emmanuel-Philibert de Savoie, arrivé la veille de Bruxelles pour célébrer ses fiançailles avec Marguerite, dernière fille de François Ier et veuve du duc de Berry, qui n'a pas moins de 36 ans. Durant six jours, au Louvre et surtout à l'hôtel des Tournelles, résidence préférée de la famille royale, se succèdent ces divertissements. Dans la soirée du 28 juin est signé le contrat de mariage de Marguerite et d'Emmanuel-Philibert. Pareil événement ne saurait aller sans de nouvelles fêtes, celles que préfère le roi Henri, parfait chevalier : les tournois.

Le terrain a été préparé. A la hauteur de l'hôtel des Tournelles, non loin de l'actuelle place des Vosges, la rue Saint-Antoine est dépavée afin de ménager une piste sablée d'une centaine de mètres, divisée dans sa longueur par une double barrière, en sorte que les jouteurs ne puissent s'entrechoquer frontalement, le jeu consistant à faire mordre la poussière au partenaire par un coup de lance bien ajusté dans la poitrine. Tout autour de la lice ont été installées des tribunes en bois richement tapissées, ornées des armes de France, d'Espagne et de Savoie. Les joutes, qui ont lieu l'après-midi, attirent en effet des centaines de spectateurs. Les mercredi 28 et jeudi 29 juin, roi et princes ont rivalisé de vaillance, Henri l'emportant sur tous les autres.

C'est le troisième jour que se joue le drame, dans une mise en scène fastueuse et tragique sur laquelle les récits se multiplièrent. Le roi doit encore participer à trois courses formant une partie, comme la règle en dispose pour chaque jouteur. François de Scépeaux, maréchal de Vieilleville et écuyer du roi, lui lace son armure et lui enfile l'armet, ce casque à visière mobile. Un premier assaut oppose Henri II à Jacques de Savoie, duc de Nemours, puis un second à François de Guise, qui tous deux ont le bon goût d'avoir le dessous. Se présente alors, de passage à Paris, Gabriel de Lorges, comte de Montgomery, fils du capitaine des archers de la garde écossaise. Ce garçon de 29 ans est un guerrier apprécié du roi. Laissons parler Vieilleville, témoin le plus proche : « Tous deux se choquent à outrance et rompent dextrement leur bois », c'est-à-dire leur lance, ce qui vaut match nul. « M. de Vieilleville, auquel il appartenait de courir, se présente et veut entrer en lice ; mais le roi le pria de le laisser faire encore cette course contre le jeune Lorges, car il voulait avoir sa revanche, disant qu'il l'avait fait branler et quasi quitter les étriers. » Le maréchal tente de le dissuader, Montgomery de s'excuser, rien n'y fait. Il peut être alors 5 heures du soir. Les héros sont fatigués, mais le puissant tempérament du roi l'emporte. Il enfourche le Malheureux, destrier turc que lui a offert Emmanuel-Philibert. A son casque et à sa lance, panache et flammes aux couleurs noir et blanc, celles, comme toujours, de sa vieille maîtresse Diane de Poitiers, presque sexagénaire, assise dans la tribune royale tout près de la reine Catherine de Médicis. A l'entrée en lice des jouteurs, stupeur dans l'assistance : alors qu'à chaque course « toutes les trompettes et clairons sonnent et fanfarent sans cesse, à tue tête et étour-dissement d'oreilles, elles se turent toutes coies, sans aucunement sonner ». Présage lugubre dont croit se souvenir Vieilleville. N'empêche. Les deux cavaliers s'élancent, les longues lances de frêne calées à l'horizontale touchent chacune l'adversaire et se brisent incontinent. Mais ce maladroit de Montgomery, au lieu de jeter la sienne aussitôt et de dégager, continue sa course le tronçon baissé, « et en courant rencontre la tête du roi, duquel il donna droit devant la visière, que le coup haussa, et lui creva un oeil ». Henri s'affaisse sur l'encolure de son cheval et tombe au bout de la piste dans les bras du grand écuyer Claude de Boissy et de Vieilleville, « leur disant avec parole fort faible qu'il était mort ». Pas encore, hélas pour lui. L'agonie du roi, qui dura neuf jours, fut d'une horreur exemplaire. Les deux plus illustres chirurgiens du temps, André Vésale, appelé de Bruxelles, et Ambroise Paré, retirèrent de l'oeil droit des éclats de bois longs de dix centimètres. Paré se procura quatre têtes de criminels fraîchement exécutés, « contre lesquelles on cognait le tronçon par grand force au pareil côté qu'il était entré dedans celle du roi », pour constater que chaque fois le cerveau était atteint. Aucun espoir, donc, de guérison. Henri II eut le temps de faire une belle mort : ayant fait savoir à Montgomery consterné qu'il ne lui en voulait pas, il écrivit quelques lettres et se confessa dévotement. Le dimanche 9 juillet, raconta l'évêque de Toulon Jérôme de La Rovère dans son sermon d'obsèques, « lui survint une grosse sueur, qui lui dura presque jusqu'au lendemain lundi, qu'il demanda et prit fort révéremment la sainte onction. Et ainsi garni de toutes les marques de bon et vrai chrétien, rendit l'esprit à Dieu ».

Dieu, justement, qu'avait-il voulu signifier par ce désastre ? L'explication par le hasard était la moins recevable par les contemporains. On s'aperçut bientôt que le coup était prévisible, prévu même. En 1555, Nostradamus a présenté au roi un recueil de ses centuries où l'on lit : « Le lion jeune le vieux surmontera/En champ bellique par singulier duelle/Dans cage d'or les yeux lui crèvera/Deux classes une, puis mourir mort cruelle. » On n'est pas plus clair. Un an plus tard, l'évêque et astrologue italien Luca Gaurico fit savoir au roi qu'il devait éviter un duel qui risquait de lui attirer une blessure à la tête. La nuit précédant le jour fatal, un rêve a prévenu la reine Catherine, qui supplie son époux de renoncer à sa dernière partie. Vieilleville n'est pas en reste. Il aurait dit au roi, en l'armant : « Je jure le Dieu vivant qu'il y a plus de trois nuits que je ne fais que songer qu'il vous doit arriver quelque malheur aujourd'hui. »

Beaucoup de protestants, qui gagnent du terrain en dépit de la vie dure que leur mène Henri II, ont une autre interprétation. La paix conclue en avril au Château-Cambrésis avec l'Espagne toute catholique n'annonce pour eux rien de bon. De fait, le 2 juin, l'édit royal d'Ecouen ordonne de « procéder à l'expulsion, punition et correction des hérétiques ». Le 10 juin, au cours de la séance royale du Parlement, le conseiller Anne du Bourg, acquis à la Réforme, s'est indigné que l'adultère et la débauche ne soient pas poursuivis, alors que l'on persécute des personnes qui n'ont commis d'autre crime que de lire l'Évangile à leur façon. Le roi, furieux, a ordonné son arrestation - il sera brûlé en décembre -, et c'est précisément Gabriel de Montgomery qui a été chargé de l'embastiller. N'est-ce pas justice divine qu'Henri soit frappé des mêmes mains qui ont enchaîné un véritable chrétien ? La mort d'un roi de France est un signe. Avec lui disparaissait « le beau » XVIe siècle. Les guerres de Religion pouvaient commencer

©2006 Le Point
écrit par Laurent Theis


Voir une vidéo du spectacle ici


Château d'Ecouen Renaissance spectacle le tournoi chevaleresque 2

Henri II participe au tournoi à Paris


A Paris près de l'actuelle place des Vosges, Henri II organia une fête le 30 juin 1559 en l'honneur du mariage d'Élisabeth sa fille avec Philippe II d'Espagne.

La foule arriva pour assister au tournoi organisé pour cette occasion.

Henri II battit le duc de Nemours et celui de Guise.

Il voulut un troisième assaut. Pour ce troisième assaut, Henri II rencontra Gabriel de Montgomery (1530-1574, capitaine de sa Garde écossaise.

Les deux adversaires se heurtèrent violemment et le roi faillit tomber.

Furieux, Henri II voulut un deuxième affrontement.

Montgomery était prêt à s'avouer vaincu, la reine supplia le Roi de ne pas continuer.

Mais Henri II déterminé, ne changea pas de position.







Château d'Ecouen Spectace Renaissance Histoire de Diane de Poitiers*




Diane de Poitiers




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Diane de Poitiers




















Diane de Poitiers
, née le 3 septembre 1499 ou le 9 janvier 1500 ( lieu de naissance incertain : Saint-Vallier-sur-Rhône ou Étoile dans la Drôme) Duchesse française morte au château Anet en 1566 Diane de Poitiers
est la fille de Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier, mariée à 15
ans à Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie qui a 40 ans de plus
qu’elle et qui mourut en 1531.

Successivement dame d’honneur de Louise de Savoie et de la reine Éléonore de Habsbourg (sœur de Charles Quint) et maîtresse de François Ier jusqu’à la mort de ce dernier, Diane de Poitiers favorise le mariage de Catherine de Médicis avec le futur Henri II (1536), dont elle devint la maîtresse sans doute dès 1538.



En 1523, elle obtient de François 1er la
vie sauve pour son père compromis dans le complot du connétable de
Bourbon. Veuve à 32 ans, maîtresse du Dauphin (Henri II), elle commence
une carrière politique occulte, elle pousse le roi à une dure répression
des protestants.



Comme nous l’avons vu plus haut, elle
devient la maîtresse d’Henri II en 1538 : elle a 48 ans lui 28. Un an
après son couronnement, Henri II va l’honorer en la faisant duchesse de
Valentinois (1548), en arborant ses couleurs blanc et noir dans les
manifestations officielles. Il lui offre le château de Chenonceaux.



Amoureuse de l’argent, du pouvoir,
croyante et courtisane, intelligente et raffinée, elle gardera la
première place dans le royaume et le coeur d’Henri Il jusqu’au tournoi
fatal.



Sa vie durant elle favorise le
développement des arts : elle fait faire d’importants travaux au château
d’Anet sous la direction de Philibert Delorme. Jean Goujon en assurera
la décoration. Elle sera aussi la mécène de Ronsard.



Chassée de la cour, elle rend les bijoux
de la couronne et le château de Chenonceaux à son ennemie, et se retire
dans son fief d’Anet où elle meurt le 22 avril 1566.

source site

www.histoire-en-ligne.com

lundi 9 août 2010

Château d'Ecouen* spectacle Renaissance l'Accueil du Public

Château Ecouen spectacle Renaissance(vidéo)
Accueil du Public par la compagnie Scaramouche



Le spectacle Anne de Montmorency commence par l'accueil du public.
La compagnie "Scaramouche" s'en charge avec une animation avant spectacle des plus drôles et que les spectateurs apprécient.
Voici quelques images qui vous inciterons à venir voir le spectacle en 2011

si vous avez des difficultés a lire cette vidéo ici le lien direct sur Youtube